Association Campanaire Limousine

Repères sonores pour l'identification des cloches

Dans le tableau ci dessous, les fréquences sont calculées autour d'une tonique en "Ré (axe de symétrie des rapports simples de fréquence), avec un "La" calé sur 440herz.

Couples de cloches
Lorsque les cloches sont deux dans un clocher, cas le plus fréquent, elles peuvent être jouées simultanément et former une harmonie.
Parmi tous les cas possibles d'harmonies, on en rencontre fréquemment 3, qui se distinguent bien à l'écoute :

  • La Sous-tonique (ou septième mineure, rapport 8/9), exemple à Sornac : l'écart d'un ton entre le "La" et le "Sol" donnent l'effet caractéristique du Glas, la Volée produite par cette harmonie est la plus fréquemment entendue.
  • La Tierce Majeure (rapport 81/64), exemple à St Priest les Vergnes : un "La" élève le son donné par une première cloche en "Fa", dans une allure "majeure" sans équivoque : Volée
  • La Quarte (rapport 4/3), exemple à St Georges Nigremont : un "Fa" et un "Sib" s'accordent dans une harmonie aussi riche que celle d'une quinte, qui en est le complément : Volée

    Dans les clochers à plus de 2 cloches, il y a plusieurs accords possibles. Chaque situation est alors spécifique.
    Avec 3 cloches, on parlait d'un "trezel", qu'on pouvait considérer comme un carillon. En langue limousine, "carillonner" se dit "trezela".

    Consonnance
    Une cloche est consonnante lorsqu'elle produit des sons en harmonie avec la tonique, dans une certaine série de fréquences appellés "partiels". Cette série dépend de la forme de l'instrument.
    Depuis le moyen-age, la forme de nos cloches occidentales s'est "standardisée". La série harmonique s'est fixée au XVIème siècle sur les rapports de fréquence d'un accord mineur : Tonique / Tierce mineure / Quinte.
    La plus basse harmonique entendue est le "houm", une octave en dessous de la fondamentale, dont la durée d'écoute peut dépasser celle de toutes les autres.
    Sur les cloches d'une forme assez aboutie, on parvient à écouter les partiels jusqu'au 5ème.


    Suivant la hauteur à laquelle on frappe la robe de la cloche, on privilégie l'émission de l'un ou l'autre de ces partiels. Exemple avec la cloche du Mont Gargan, frappée avec un bâton en bois : Frappe en haut / Frappe au milieu / Frappe en bas

    Tonalités énigmatiques
    Le manque de consonnance d'une cloche, due généralement à sa forme, peur rendre difficile la compréhension de sa tonalité.
    Il peut alors être difficile d'intégrer ces instruments dans une démarche musicale partagée avec d'autres.
    Ces cloches possèdent néanmoins un charme acoustique spécifique.
    Exemple au Beffroi de Meymac.

    Variété des tonalités
    Les clochers étant tous éloignés les uns des autres, la justesse de chacun par rapport au La440herz a peu d'importance. C'est aux musiciens qui viennent jouer de leur instrument sous le clocher à s'adapter, non l'inverse. En conséquence, on peut accepter un spectre assez large de fréquences pour la définition de chacune des notes, et s'attacher surtout à décrire l'écart de notes entre les différentes cloches d'un même clocher.
    Cependant, l'affichage de la fréquence exacte de chacune des cloches d'un clocher conserve l'intérêt de prévenir les musiciens.

    Timbre d'une cloche : richesse ou pureté
    L'age influe sur le timbre d'une cloche, car les cloches anciennes ne bénéficiaient pas de la technologie moderne. L'usure influe également, boir les fêlures.
    Exemple à Morterolles
    La nature du battant joue encore plus que l'age et l'usure.
    Exemple de frappes sur une même cloche : un bâton en bois / un caillou

    Rythme et balancement d'une cloche
    (A rédiger)

    Abaque : poids, taille, note
    (A rédiger)

    Le poème de Paul Diacre (VIIIème siècle)

  • 3 novembre 2017